des cailloux, quels cailloux?
Par Mathilde Rives le vendredi, décembre 19 2008, 11:10 - Chaix - Lien permanent
L'île aux fleurs. Joli nom, triste état.
Le court métrage démarre avec un générique qui précède le film. Ce générique me fait penser à un document pédagogique, comme une leçon d'histoire, une leçon de vie ou un documentaire. Et O surprise, les images qui suivent ressemblent drôlement à un documentaire. La précision géographique démesurée, les nom scientifiques utilisés, la voix off qui vient illustrer des images par des propos qui se veulent objectifs. Le principe du film étant une alternance d'images fixes et en mouvements qui sont liées par les paroles de la voix off.
Dans le déroulement de ce scénario, grotesque au début, des raccourcis sont faits entre divers éléments de la vie quotidienne, des ramifications que l'on ne soupçonnait pas, auxquelles on ne pense pas. La conséquence est que l'on est introduit dans le film, on peut se projetter.
Au long du court métrage, des notions scientifique communément admises, des définitions de vérités générales sont introduites et réutilisées à plusieurs reprises. Il me semble que ces introductions donnent un caractère réaliste à ce qui est raconté, on a l'impression que c'est la vérité, la réalité que l'on nous explique, de façon naïve toutefois. Cela ressemble en fait à une analyse de la société totalement détachée dans la forme, et totalement impliquée dans le fond.
La fin du film, tragique, qui rend compte de la misère d'un lieu dit, donne une impulsion dénonciatrice à ce court métrage, un propos engagé. Une manière innocente de dénoncer quelque chose de grave qui va toucher les gens.
Je trouve la forme intéressante, le fait de faire une description pseudo-objective, qui se veut neutre du moins par le ton de la voix, d'une société pour ramener notre attention à un fait réel.Mais la forme très démonstrative face à laquelle on se retrouve impuissant ne me touche pas réellement. Quelque chose de plus implicite, un engagement sous-jacent.
Commentaires
De bonnes remarques à la fois sur la forme et le fond. Ta dernière phrase pourrait être plus explicite, ton point de vue est intéressant mais essaye de développer ce qui te laisse assez détachée finalement.